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david Launay

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Le talon de fer
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Un petit coucou ptit père, Bon alors pas mal du tout ce blog militant de la lutte ouvrière.... Bon il manque peut être un fond sonore.....
Bisous tout plein à demain.
Ang
Nov. 29
david Launaywrote:
On n'est jamais aussi bien servi que par soi meme !! Alors je vous laisse la main... A vous de jouer !!
Nov. 29

CAHIERS ROUGES

"Il n’est rien de plus doux pour l’oreille de la liberté que le tumulte et les cris d’une assemblée du peuple" (Saint Simon)
12/18/2007

Boutin et le drame du logement...

Christine Boutin et le gouvernement tentent désespèrément de faire taire la lutte des mal logés. Mais plus les années passent et plus le probleme urgent du logement constitue un drame pour une fraction de plus en plus grande de la population.

Les gouvernements de droite de ces dernières années ont pretendu régler ce probleme en proposant hypocritement "l'accès à la propriété". Mais à qui s'adresse ce projet ? Certainement pas aux plus pauvres, qui peinent de plus en plus à trouver un logement à loyer abordable pour des salaires ouvriers. Certainement pas aux centaines de milliers de mal logés ou aux pas logés du tout, qui s'entassent dans les centres d'accueils, dans les campings, les hotels minables, les taudis et les trottoirs...

Le drame que constitue le manque de logements sociaux a toujours été lié au systeme capitaliste lui même, dans le sens où la classe dirigeante ne s'est jamais préoccupée réellement de régler un problème qui lui couterait trop cher, et qui ne lui est pas préjudiciable, du point de vue de ses intétêts généraux.

Le drame du logement peut même être un avantage pour une partie de la bourgeoisie, celle qui spécule sur l'immobilier, celle qui vit et s'enrichit grâce à la pénurie de logement sociaux qui entraine elle même une flambée des prix de l'immobilier.

En réalité, pour s'attaquer de front à ce problème, il faut que les pouvoirs publics, plutôt que de verser à fonds perdus des milliards d'euros chaque année au patronat, organisent un vaste programme de construction de logements sociaux, aux loyers abordables pour des salaires et des revenus modestes. Et ce, sans passer par les bétonneurs privés comme Bouygues qui eux aussi, tirent profit de la manne financière que constitue les marchés publics. L'Etat devra ainsi plannifier lui même un tel programme, en créant lui même les emplois nécessaires à la construction de millions de logements, aidant ainsi à résoudre en partie le chômage massif dans ce pays.


12/17/2007

Kadhafi, Sarkozy.. et l'amnésie complice des journalistes !!

Le scandale !! Un dictateur rend visite aux représentants du pouvoir francais !! La presse francaise unanime pour dénoncer l'évennement, crie au loup !!

Mais des dictatures, des régimes policiers soutenus par l'imperialisme francais... Est-ce nouveau ?

Pas vraiment ! "La république" francaise, régime au service de la grande bourgeoisie, a toujours cherché à entretenir des liens rapprochés, dès la décolonisation des pays d'Afrique, que ce soit avec le Roi marocain, ou Omar Bongo,dictateur du Gabon, et bien d'autres encore...

Les Total, Axa, Danone, Bouygues, Bolloré, Michelin, France Télécom, Orange, Nestlé, et bien d'autres, ont trop intérêt à maintenir leur présence en Afrique, pour poursuivre le pillage de ces pays, organisé depuis plusieurs siècles.  D'ailleurs l'armée française quand c est nécessaire, assure la sécurité et le bon déroulement des affaires, c'est à dire le pillage, le travail pour presque rien, les profits, la vente d'armes à des régimes corrompus.

Et depuis la décolonisation, la France à cherché à maintenir sa présence sur le continent africain, et en échange du pillage, elle soutient des dictatures sanglantes en fermant les yeux sur les répressions, la corruption, etc. Elle laisse aujourd'hui le soin aux dictateurs locaux de maintenir les populations africaines dans l'asservissement, c'est à dire qu'elle laisse les mains libres aux pires régimes locaux pour réprimer, et laisser organiser le pillage sans réactions sociales !!

Alors Kadhafi est un dictateur avec qui le pouvoir francais semble vouloir renouer des liens en échange de contrats qui assureront les profits des marchands d'armes francais (Dassault ou Lagardère)...

Les liens entre la France et l'Afrique sont encore intactes, et le patronat francais peut compter sur les journalistes à son service pour feindre d'oublier que Kadhafi n'est pas le seul qui intéresse les patrons francais, mais que la république continue de mattre en place, de soutenir, de financer, d'entrainer, et  d'armer bien des régimes sanglants en Afrique.
http://www.boosterblog.com
11/28/2007

Fin du rêve général ?

Les cheminots ont repris le travail, les directions syndicales s'etant empressées de négocier avec le gouvernement pour mettre fin au mouvement..  quitte à mettre les militants à la base en porte à faux vis à vis de leurs collegues !!

Car négocier alors que le mouvement n'était pas encore suffisament puissant et large pour imposer un recul au gouvernement, c'est préparer consciemment la défaite... C'est se faire les adversaires des salariés en luttes... C'est trahir un mouvement et ses possibilités de contagion !!

Les grévistes en resteront ils là ? Y aura -t- il une deuxieme vague de contestation plus large encore ? Personne ne peut le prevoir à l'avance.. Mais oui, c'est à souhaiter.

Les étudiants mobilisés tiennent pour le moment, rejoins depuis peu par les lycéens, mais doivent se sentir en moins bonne position
pour se sentir forts face au gouvernement depuis la fin du mouvement chez les cheminots. Il faut souhaiter en tout cas que leur determination fera tache d'huile, convaincra d'avantage de jeunes scolarisés et de categories de salariés de les rejoindre dans la lutte pour redonner du souffle au mouvement.

Non aux attaques gouvernementales !! Non aux attaques contre le droit à la santé, aux retraites, et contre le pouvoir d'achat !!

11/19/2007

L'île aux fleurs

Voici un film de 12 minutes, satirique et quelque peu caustique, traitant du fonctionnement du capitalisme. Ce document est un veritable traité d'économie marxiste, expliquant les rapports sociaux de production, le profit, etc.


   
Ile aux fleurs
envoyé par painteau




11/16/2007

Etudiants !! Diants !! Diants !!


SEPT JOURS AVEC LES ETUDIANTS...
LA SITUATION
Après 11 jours de blocage de l'université de Caen, la mobilisation contre la loi Pécresse ne faiblit pas, 3 batiments sont occupés, les assemblées générales réunissent près de 1500 étudiants, et les manifestations comptent plusieurs centaines de grévistes.

La question aujourd'hui, c est de refuser la volonté du gouvernement de se désengager financierement vis à vis de l'éducation, de l'entretien des batiments, du suivi des filieres, etc.

L'idée de "l'autonomie des universités" qui est une vieille volonté politique des gouvernements de gauche comme de droite, c'est de laisser de plus en plus les facs décider de leur devenir, d'accroitre les pouvoirs des présidents d'unversités etc. La conséquence inévitable, c est que ces universités devront pour se financer, faire appel au privé, c est a dire aux entreprises.

UNE AUBAINE POUR LE PATRONAT LOCAL qui en échange de soutien financier pourra  imposer d'avantage sa volonté de mettre le service publique d'education, au service de SES besoins !! Droit de regard sur le maintien ou non de telle ou telle filiere, des effectifs, etc.

L'autonomie des universités conduisant celles ci à se financer individuellement aura aussi pour conséquence une selection accrue à l'entrée en fac, la restrictions des investissements et des dépenses pour le personnel, etc.

Voilà pourquoi les étudiants se mobilisent !! Pour défendre l'enseignement pour tous, indépendamment des besoins du marché ou du patronat local !!


LE PIQUET DE GREVE
La fac occupée c'est l'occasion de faire des rencontres, de discuter, de participer à des débats, des projections de docs et de films dans les amphis, de faire la fête aussi...

Les grévistes organisent ainsi la vie collective à l'intérieur de la fac, sortent distribuer un tract dans un lycée ou récupérer des victuailles à la fin du marché, etc. les grévistes manifestent, dorment, mangent, s'engueulent, nettoient, salissent, peignent des banderoles, chantent, sortent un nouveau journal satirique du mouvement, vont faire les courses, collectent des fonds, etc.

Ils laissent finalement l'empreinte indélébile de la lutte à ces batiments habituellement insipides et asseptisés par le quotidien et l'individualisme.

LA SUITE ?
Il va falloir étendre le mouvement dans les facs et les lycées, et s'associer comme ce fut le cas le 13 novembre dernier, au luttes futures des salariés. Il faut populariser la lutte parmi les étudiants d'abord, puis parmi les lycéens, la population, sur les marchés, dans les quartiers, les sorties d'usines, etc.

Vive la lutte des étudiants et des salariés !!

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11/7/2007

Anniversaire...

7 novembre 1917 : La révolution russe

Extrait d'un discours du 4 novembre 1945 de James Patrick Cannon (dirigeant trotskyste américain)


La transformation du Socialisme de conception utopique en doctrine scientifique fut accomplie par la publication du Manifeste Communiste en 1848 – il y a 97 ans –. La transformation du Socialisme de science en action fut accomplie 69 ans plus tard par la Révolution bolchevique russe du 7 novembre 1917.

(...)Le Socialisme ne peut pas être instauré dans un seul pays. Son instauration exige une action et une coopération internationales. Une révolution ouvrière débutant sur le terrain national, ne peut être achevée sans être étendue aux autres pays. La révolution russe fut le commencement de la révolution internationale. C'est seulement en la considérant sous cet angle, qu'on peut la juger correctement. Chaque année, depuis 28 ans, nous avons eu à répondre à des gens impatients et désillusionnés qui demandaient davantage de la Révolution russe qu'elle ne pouvait donner, et lui retiraient leur approbation, qui annonçaient prématurément la fin et la mort de la révolution, qui voulaient clore cette histoire et s'en débarrasser comme on se débarrasse d'une dette criarde. Mais les bolcheviks russes ne nous promirent pas de tenir mille ans. Ils dirent seulement : « Nous commencerons la révolution internationale en Russie, mais vous, les travailleurs d'Europe et d'Amérique, devrez la finir. »

La révolution russe ne fut nationale que dans la forme, dans son essence, elle fut le commencement d'une action internationale. A son sujet, c'est avant tout ce que nous devons comprendre.

Les chefs de la Grande Révolution russe furent internationalistes jusqu'au bout, incapables de penser en termes nationaux étroits. La théorie directrice de la révolution russe ne vient pas de Russie mais d'un juif allemand, Karl Marx, qui, exilé, vécut en Angleterre. La victoire de la révolution fut rendue possible par les contradictions internationales du capitalisme pendant la première guerre mondiale. Elle survécut pendant la période d'après-guerre grâce à la solidarité et au soutien internationaux des travailleurs des pays capitalistes, surtout ceux d'Europe. Les travailleurs d'Europe ne furent pas assez forts pour faire leur propre révolution dans les années d'après-guerre, mais ils furent assez forts pour empêcher une intervention militaire de leurs propres gouvernements, sur une grande échelle, contre la Russie.

Lénine et Trotsky lièrent directement le destin de leur révolution à la révolution en Allemagne. Ils dirent « Nous vivrons dans une forteresse assiégée jusqu'à ce que la révolution européenne vienne à notre aide. » Aucun des chefs de la révolution russe ne crut qu'elle pourrait durer très longtemps si elle demeurait seule et isolée dans un monde capitaliste.

La force de la révolution

Mais les bolcheviks russes construisirent mieux qu'ils ne le pensaient. La révolution s'avéra plus forte qu'eux-mêmes, ou n'importe qui d'autre, rêvaient qu'elle put être. La révolution russe n'a pas pu aller jusqu'au bout à l'intérieur des frontières nationales d'un seul pays, mais en dépit de cela, en dépit du retard prolongé de la révolution européenne, vers laquelle ils avaient regardé avec tant d'espoir, la révolution en Russie ne mourut pas. Elle survécut et enfonça de profondes racines dans le sol. Les bases de la propriété instaurées par la révolution – la nationalisation de l'industrie et l'économie planifiée – s'avérèrent beaucoup plus fortes que toutes les prévisions, même les plus optimistes.

Mais la révolution isolée, encerclée par un monde capitaliste hostile, ne put échapper aux ravages d'une terrible réaction qui s'établit sur le sol russe. Cette réaction conduisit à l'abandon de la perspective internationale et à une dégénérescence nationaliste sur toute la ligne. Le régime de la démocratie ouvrière, basé sur les Soviets, fut remplacé par une brutale tyrannie totalitaire. La révolution fut décapitée et une génération entière de bolcheviks fut massacrée. Le pouvoir politique des travailleurs fut renversé, mais les conquêtes économiques de la révolution déployèrent une grande vitalité. Grâce à cela, la révolution survécut à vingt années de dégénérescence bureaucratique et de trahison, et révéla une puissance énorme sur le champ de bataille dans la guerre contre l'Allemagne nazie, ainsi que Trotsky l'avait prédit.

Seul Trotsky analysa et expliqua ce phénomène, jusqu'alors inconnu et imprévu, unique dans l'histoire, d'un Etat ouvrier isolé eu au milieu d'un encerclement capitaliste, mutilé et trahi par une bureaucratie usurpatrice, mais survivant néanmoins, bien que sous une forme horriblement dégénérée.

Trotsky – et nous avec lui – eut beaucoup plus confiance que les autres dans les forces de réserve que le système soviétique d'économie déploierait dans la guerre. Nous le sous-estimâmes pourtant beaucoup. Nous sous-estimâmes même les ressources formidables de forces qui résidaient dans l’œuvre de base de la révolution des ouvriers de 1917 quand ils balayèrent la propriété privée capitaliste et réorganisèrent la production sur une base nationalisée et planifiée. L'effrayante dégénérescence bureaucratique se poursuivit à une allure accélérée pendant la guerre. Jusqu'où elle est allée et jusqu'où elle ira encore, avant que l'essor ne recommence, nous ne le savons pas. Mais nous sommes fermement convaincus que le destin de la révolution de 1917 n'est pas encore décidé. Il sera décidé dans la phase nouvelle de la guerre qu'ils appellent « la paix ».

Une leçon de l'histoire

Les révolutions sociales dans l'histoire, qui représentèrent les plus grands, les plus gigantesques efforts et dépenses d'énergie créatrice des masses, concentrée sur un seul point, ont toujours été suivies d'une période de réaction. Nous avons vu cela pendant les vingt et quelques dernières années en Union Soviétique. Mais les réactions contre les grandes révolutions de base n'ont jamais balayé leurs effets de manière à en revenir au point de départ. Considérant ce fait historique fondamental, il faut être très prudent et très circonspect avant d'effacer n'importe quelle partie de l’œuvre de la révolution russe, avant qu'il soit temps de le faire.

La grande révolution française, révolution qui détruisit la féodalité et posa les bases d'une expansion et d'un développement formidables des forces productrices de l'humanité sur une base capitaliste, cette grande révolution eut son Thermidor : la dictature napoléonienne ; elle vit même la restauration de la dynastie des Bourbons. Mais la réaction ne fut jamais assez forte pour restaurer le système féodal de propriété qui avait été balayé par la révolution.

(...)Le marxisme affirme que le système capitaliste de production est délabré et condamné. Le marxisme affirme que la révolution prolétarienne doit balayer et balaiera l'ordre capitaliste et réorganisera l'économie mondiale sur une base socialiste. C'est ce que Marx et Engels proclamèrent dans le Manifeste Communiste de 1848. Mais ni Marx, ni Engels, ni les disciples qui leur succédèrent ne promirent jamais une voie libre et facile vers le socialisme, sans défaites, sans revers, et même sans catastrophes le long du chemin.(...)

La destinée de la révolution

(...)La destinée de la révolution russe n'est pas encore décidée. Une grand part a été trahie, mais quelque chose demeure cependant. Le destin final de la révolution russe est lié à l'issue essentielle de cette période historique et sera décidé avec elle – ou la chute du genre humain ou son émancipation socialiste – telle est l'issue en présence de laquelle se trouve l'humanité aujourd'hui.

La révolution russe n'apparaît que comme une partie, et même pas la plus grande, d'un gigantesque conflit mondial entre des forces qui ne peuvent pas être conciliées. La révolution russe de novembre 1917 a montré aux travailleurs du monde entier la voie vers le pouvoir, vers le renversement du système de propriété capitaliste, vers la réorganisation de l'économie sur une base rationnelle. Il n'y a pas d'autre voie pour sauver le genre humain à l'échelle internationale que la voie de la Russie. Partant de ce point de vue, nous saluons ce soir la Grande Révolution, comme l'initiatrice et l'inspiratrice des plus grandes choses à venir. C'est en cela que réside son importance.

Si nous envisageons la révolution russe d'un point de vue exact, nous devons la voir telle qu'elle fut réellement : une action internationale de la classe laborieuse, débutant dans un pays arriéré, le pays le plus arriéré parmi les grandes puissances, la Russie tsariste, et destinée à être achevée dans le pays le plus avancé et le plus puissant : les États-Unis d'Amérique. Ce qui a été commencé dans le domaine des Tsars sera terminé dans le domaine des monopoleurs américains. Et sans considérer les victoires ou les défaites dans un pays ou dans un autre, ou même sur un continent ou sur un autre, l'issue centrale de notre époque – capitalisme ou socialisme – ne sera pas décidée en fin de compte avant qu'elle le soit aux États-Unis d'Amérique.

Nous nous préparons

(...)C'est ici, aux États-Unis, que se trouve la plus grande puissance impérialiste, un monstre exploitant et opprimant le monde entier. C'est vrai, et nous en tenons pleinement compte. Mais ici aussi il y a une puissance encore plus grande – c'est la classe ouvrière américaine combative et invaincue. Une grande responsabilité historique repose à coup sûr sur nos épaules. Les deux plus grandes puissances du monde -la puissance du mal et de la destruction et la puissance de régénération et de salut du genre humain – sont ici toutes deux.

Il n'y a pour nous qu'une seule voie pour faire notre devoir : c'est de prévoir la révolution et de la préparer. Et la manière de s'y préparer, c'est d'aller vers les travailleurs américains avec le message du parti. Allez à cette source de puissance qui est plus grande même que la puissance de l'impérialisme américain et enseignez aux travailleurs la leçon de la révolution russe. Organisez-les et inspirez-les. Conduisez-les vers la victoire du socialisme en Amérique, qui assurera la victoire du socialisme dans le monde entier.

André Breton : La Révolution d'Octobre

Contre vents et marées, je suis de ceux qui retrouvent encore, au souvenir de la Révolution d'octobre, une bonne part de cet élan inconditionnel qui me porta vers elle quand j'étais jeune et qui impliquait le don total de soi-même. Pour moi, rien de ce qui s'est passé depuis lors n'a complètement prévalu sur ce mouvement de l'esprit et du coeur. Les monstrueuses iniquités inhérentes à la structure capitaliste ne sont pas pour nous scandaliser moins aujourd'hui qu'elles ne faisaient hier, aussi n'avons-nous pas cessé de vouloir — autrement dit d'exiger de nous-mêmes — qu'y soit mis un terme. Pour cela, nous ne doutons pas plus qu'alors qu'il faille en passer par des moyens révolutionnaires.

Les journées d'octobre, en leur temps, nous sont apparues et elles nous apparaissent encore comme la résultante inéluctable de ces moyens. Rien ne peut faire qu'elles n'aient marqué le point d'impact dans le passage du plan des aspirations à celui de l'exécution concrète. A cet égard, rien ne peut faire qu'elles ne demeurent exemplaires et que retombe l'exaltation qu'elles portaient.

Cela, sans préjudice de ce qu'il est advenu par la suite, c'est ce qu'il importe que nous reconnaissions toujours. Au plus noir de la déception, de la dérision et de l'amertume — comme à l'époque des procès de Moscou ou de l'écrasement de l'insurrection de Budapest, il faut que nous puissions reprendre force et espoir dans ce que les journées d'octobre gardent à jamais d'électrisant : la prise de conscience de leur pouvoir par les masses opprimées et de la possibilité pour elles d'exercer effectivement ce pouvoir, la « facilité » (l'expression est, je crois, de Lénine) avec laquelle les vieux cadres craquaient.

Pour ma part, j'ai toujours regardé comme un talisman cette photographie que d'aucuns auraient tant donné pour faire disparaître et que les journaux reproduisent en raison de la commémoration actuelle, qui montre Lénine penché sur son immense auditoire, d'une tribune au pied de laquelle se dresse, en uniforme de l'armée rouge, comme assumant à lui seul la garde d'honneur, Léon Trotsky. Et ce même regard, celui de Léon Trotsky, que je retrouve fixé sur moi au cours de nos quotidiennes rencontres il y a vingt ans au Mexique, à lui seul suffirait à m'enjoindre depuis lors de garder toute fidélité à une cause, la plus sacrée de toutes, celle de l'émancipation de l'homme, et cela par delà les vicissitudes qu'elle peut connaître et, en ce qui l'a concerné, les pires dénis et déboires humains. Un tel regard et la lumière qui s'y lève, rien ne parviendra à l'éteindre, pas plus que Thermidor n'a pu altérer les traits de Saint-Just. Qu'il soit ce qui nous scrute et nous soutient ce soir, dans une perspective où la Révolution d'octobre couve en nous la même inflexible ardeur que la Révolution espagnole, la Révolution hongroise et la lutte du peuple algérien pour sa libération.

(Message envoyé au meeting organisé par le P.C.I. pour le quarantième anniversaire de la Révolution d'Octobre et publié dans « La Vérité » du 19 novembre 1957)
10/11/2007

Sur les ordres d'Angelique...

Je me colle donc à un ptit commentaire de l'actualité pour mams'elle Angelique, qui me l'a demandé..A vos ordres camarade angelique !!
Bin d'abord une date à retenir : le jeudi 18 octobre prochain... Premiere journée de grève nationale à l'appel des directions syndicales qui couvriront les travailleurs du secteur public par leur préavis pour la journée, avec pour objectif de protester contre les attaques du gouvernement Sarkozy-Fillon sur la santé, les pensions de retraites, le pouvoir d'achat, les coupes claires dans les budgets du service public avec comme conséquences la supression de milliers d'effectifs aussi bien dans l'éducation nationale que dans les services admninistratifs des impots, les transports, etc etc...

Alors attendons nous a faire d'avantage la queue dans les bureaux de postes, à envoyer nos enfants dans des classes de plus en plus surgargées, à subir encore plus les retards des transports publics a cause des probleme liés au manque d'entretien et d'effectifs, a attendre encore d'avantage dans les couloirs des hopitaux publics, ou encore à attendre plus longtemps pour voir traiter nos dossiers et recevoir nos courriers administratifs.

Alors oui, il y a de quoi vouloir contester dans la rue les dernieres mesures gouvernementales, qui voient encore et toujours (depuis 30 ans) la part de nos salaires indirects (l'argent de nos cotisations) amputée au profit des profits des entreprises justement.Car il faut le savoir, il y a 30 ans, la part de nos salaires (directs ou indirects)  dans le gros gateaux des richesses crées en France etait à 70 %, pour 30%  qui allaient pour les profits du patronat. Aujourd'hui, alors qu'on produit encore plus de richesses qu'il y a 30 ans, cette part de nos salaires est passée à 60% !! Alors oui, pas besoin d'etre un grand mathematicien pour piger que les différents gouvernements de droite ou de gauche ont pris dans la poche des salariés pour augmenter les profits des actionnaires et des financiers. En clair, un vol généralisé, perpetué egalement par des gouvernements qui se prétendent socialistes.

Comment ont-ils fait ? c'est tres simple.. Blocage des salaires (Mitterand-Mauroy en 1983), Attaques en règles contre les services publics utiles à la population (salaires indirect : l'argent de nos impots) en diminuant les effectifs des profs, postiers, cheminots, personnels hospitaliers, d'EDF et GDF, etc, etc, etc...

Qu'ont ils fait de cet argent ? Tres simple aussi... Ils nous repetent depuis des années que les profits des entreprises sont une bonne chose pour l'emploi.. Alors ils ont depuis 30 ans diminué les impots des riches (degrevements fiscaux, baisse de la taxe professionnelle, baisse des cotisation sociales, etc etc). Il existe des centaines et des centaines de facons d aider les entreprises, et meme les patrons ne s'y retrouvent pas.

L'emploi a-t- il progressé? NON, tout le monde le sait le chomage de masse reste une realité.

Alors voilà, comment sarkozy, en fidele serviteur de la bourgeoisie a tenu sa promesse eclectorale : Le paquet fiscal qui permet par exemple a un riche bourgeois de ne pas payer plus de 50% (avant c etait 60) de ses revenus, mais aussi nouvelle baisse de l'Impot sur les Grandes Fortunes.  Ce "paquet fiscal"destiné aux plus riches a couté la bagatelle de 20 milliards je crois, à l'Etat. (rapellons quand meme que le deficit de la secu "n'est" lui que de 18 milliards).

Alors on demande aux couches populaires de payer pour se soigner, d'attendre les trains en retards, de payer plus de taxe d'habitation (attention ca vient bientot !! ), de travailler plus longtemps pour avoir une pension de retraite digne de ce nom, etc etc..

Et les profits ne se sont jamais aussi bien portés qu aujourdhui !!! Oui, ca paraitra demago à certains, mais tant pis, au royaume des aveugles, les borgnes sont rois !!

Alors il faut que cette manifestation du 18 octobre soit un succées, et le plus large possible afin que cette premiere mobilisation contraigne les directions syndicales a en organiser d'autres, qui esperons le, provoqueront la nécessaire et tant attendue RIPOSTE DU MONDE DU TRAVAIL !! C'est en tout cas, je crois, la seule facon et de faire reculer le gouvernement dans ses projets, et c'est aussi la seule facon d'inverser le rapport de force aujourd'hui favorable au patronat...







9/24/2007

AMY WINEHOUSE

Certains disent que c'est une môme anorexique et défoncée à longueur de temps...

Oui, peut être... Mais il n'en reste pas moins que cette nana est un monstre de talent !!

23 ans, une putain de gueule... et une voix soul !! Voici Amy Winehouse !! Faites vous plaisir !!

  


 

5/21/2007

La Compagnie Jolie Mome...Regalez vous !!


 
La Compagnie Jolie Mome le cri du peuple
envoyé par Brigada_Durruti
9/8/2006

A BAS LA CALOTTE !!

Allez encore une concession à l'Eglise : mais là, c'est un homme prétendument de gauche qui vise l'électorat catholique !!
Delanoé, maire de Paris, a choisi de rebaptiser une place située sur le parvis de Notre Dame : "place Jean Paul II" !!
Et d'ajouter lors de cette inauguration que celui-ci s'est toujours battu contre l'integrisme !! On croit réver...
D'ailleurs, notre homme de "gauche" a su envoyer les forces de police pour embarquer tout ce qui pouvait ressembler à un début de contestation aux abords de l'inauguration... Nombre de gens se sont donc fait embarqués.
 
Remarque entre noms des rues et des places telles que Thiers (massacreur de la Commune de Paris), Napoléon et les autres, Jean Paul ne fera pas tâche..
 

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